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forum de la section PS de Sciences-Po (42 topics, 428 messages)
Topic "Le projet en question" (Messages 1 à 9 sur 9) Fil RSS des messages de ce topic
Dernier message par bastienmerot, le 28/06 à 03:41:18
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bastienmerot
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le 28/06/2006 à 03:07:06
Acces au message Le projet en question
les différents sujets soulevés lors de la discussion du projet socialiste pour 2007.
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bastienmerot
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le 28/06/2006 à 03:22:46
Acces au message VOTER CONTRE LE PROJET
Adrien

Voici une première ébauche de ce qui pourrait être un appel à voter contre le texte. Qu'en pensez -vous ? C'est à corriger, à discuter, et pour ceux qui veulent, à signer, avant éventuellement de chercher à le diffuser au plus grand nombre.

[t ]Appel à voter contre le projet le 22 juin.

Le 22 juin, les militants socialistes se prononceront sur le texte « Réussir ensemble le changement », le projet socialiste pour 2007. Il ne fait aucun doute qu’il sera approuvé à une très large majorité. Pourtant ce texte ne satisfait aucun militant socialiste. Trop long pour être un projet, trop court et flou pour être un programme, il provoque chez le lecteur un sentiment de frustration et de déception extrême.
Un travail immense a été réalisé, au travers des Etats généraux, des commissions fédérales, des groupes de travail dans les sections. Des textes d’une excellente qualité ont été produits, qui alliaient pertinence du bilan et originalité des propositions. Rien de tout cela n’apparaît dans le projet écrit par la commission nationale. Toute la réflexion menée n’aura servi à rien, et n’aura été qu’un leurre : le texte est un compromis mou sur des mesures qui tiennent au cœur des écuries des présidentiables.
Certes ce projet contient des dispositions très intéressantes, et qui doivent figurer dans le projet de notre parti : la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, le bouclier logement, le service public de la petite enfance, le service civique obligatoire, la lutte pour l’égalité. Ces esquisses sont très positives et toucheront les Français dans le cadre du débat électoral. Cependant ce projet manque de force, de conviction, et surtout de sens. Il n’y a aucune logique générale de gouvernement, aucune réflexion globale sur la société que nous voulons mettre en place : des mesures fiscales figurent de façon dispersée mais il n’y aucune conception générale du rôle de l’impôt et des prélèvements obligatoires. La lutte contre le chômage est annoncée, mais il n’y a aucune explication sur le rôle des entreprises, de l’investissement public, de la formation. Il y a même de véritables contradictions : comment affirmer que l’éducation est notre première préoccupation et la faire figurer en partie II ?
Par ailleurs certaines parties de ce projet sont d’une vacuité que l’on peut qualifier d’absolue : on peut citer la sous-partie sur le « sport pour tous », ou encore l’intégralité de la partie IV sur la politique européenne et internationale qui est désolément ridicule.
Aujourd’hui un tel texte illustre tout ce qu’il faut changer dans notre parti : nous voulons sortir de la recherche de l’équilibre précaire entre des candidats qui n’auront aucune chance de passer le premier tour de l’élection présidentielle avec un tel projet. Notre parti regorge de talents, et un tel gâchis est insupportable. Si nous continuons comme cela nous allons droit dans le mur. Or nous ne voulons pas revivre un 21 avril.
Nous sommes fidèles à notre parti, et nous ne souhaitons pas le fragiliser. C’est pour cette raison qu’un grand nombre de camarades iront voter pour le projet, pour ne pas donner à nos adversaires l’impression que nous nous déchirons en interne. Mais tous les militants, quelle que soit leur sensibilité, seront conscients de voter un projet fantôme.
Il est maintenant temps d’ôter nos œillères. Nous ne pouvons plus avoir pour seul objectif de maintenir une apparence de cohérence en vue des échéances électorales. Il en va de la crédibilité de notre parti.
Parce que nous sommes fidèles à notre parti, parce que nous souhaitons sa victoire, parce que ce projet n’est pas satisfaisant, nous voterons contre ce projet le 22 juin et appelons les militants à en faire de même.  

Signataires :

Adrien Brun – secrétaire de la section Sciences Po (75)

Bastien :

Je m'associe totalement à ce texte.

Comme j'ai eu l'occasion de le dire hier, si nous ne disons pas non à ce projet, les Français s'en chargeront à notre place en 2007.

Ce n'est pas un projet, c'est un presque-programme : il n'y a aucun souffle, aucune vision, aucun diagnostic pertinent et nouveau derrière les pistes qui y sont formulées. Il semble se fonder sur une vieille logique : il n'y aucun problème que la subvention, la simple augmentation des dépenses publiques ne saurait résoudre. Certes, l'augmentation des moyens est une chose mais elle ne dispense pas de s'interroger sur le fond, sur le renouvellement de nos instruments. C'est ce que l'on attend des socialistes, de la gauche.

Si nous ne sommes pas plus ambitieux, nous réussirons l'exploit de la combinaion entre une radicalité d'affichage et une patrique molle de la politique.

En revanche, je ne sais pas s'il est nécessaire de préciser dans ce texte d'appel que nos camarades vont voter majoritairement oui. Il faut nous centrer sur les motifs qui nous conduisent à voter non.

Je m'associe à cet appel

Amitiés,

bastien

ps: je vais essayer de rédiger des amendements généraux ce weekend.
pps: la formule des réunions communes est vraiment une excellente chose. le débat d'hier a été d'une grande qualité, il a été sincère, vif et constructif.

Lise :

je suis d'accord avec toutes les critiques du projet, je suis d'accord avec le diagnostic du manque de vision, de cohérence, je suis d'accord qu'il est insatisfaisant et très mal écrit, et enfin je suis d'accord avec ce texte sauf avec le dernier paragraphe... si quelqu'un a un plan b je veux bien voter contre ce presque-programme... en attendant je pense qu'il vaut mieux proposer des amendements.

Diego :

Je partage totalement cette vision des choses et je suis globalement d'accord avec l'analyse. On sent bien que la volonté première de ce projet a été de mettre d'accord tout le monde sur le peu que les leaders avaient en commun, du coup il reste quelques propositions éclatantes perdues dans un tas d'idées confuses, imprécises ou inutiles. Je suis aussi d'accord pour dire que la partie IV sur l'Europe et la mondialisation est une grosse blague.

J'ai vraiment le sentiment qu'on a découpé en deux le projet: éducation/économie pour la sensibilité réformiste ; mondialisation/europe pour le sensibilité NPS. C'est seulement la partie sur les institutions qui est clair.

On va encore me dire que je rabâche mais  dans ce parti il y a deux camps qui ne peuvent pas donner quelque chose de bon ensemble et ce qu'ils essayent de donner est au final totalement décalé avec la réalité.

Que dire? Que faire?

Je pense que la rupture entre les deux PS et consommée. Il y a une grosse minorité qui est capable de bloquer la majorité qui doit toujours prendre en compte ses avis. Je reste persuader que si le projet est si peu ambitieux c'est parce que c'est la lutte d'influence entre deux idéaux et plusieurs leaders qui priment. Bien loin de moi d'appeler à une scission, je rester persuader qu'au lendemain du vote des militants en faveur du Traité, certains leaders socialistes auraient du prendre leur responsabilité et quitter le Parti plutôt que de miner de l'intérieur un parti déjà très faible depuis 2002. Je trouve qu'Hollande, dans sa volonté unitaire, est certes bien gentil mais sa motion de synthèse et son projet/programme ?, et ce n'est pas de sa faute, ne reflète aucunement au final l'idéal social-démocrate du PS. J'en suis navré.

Pour moi "ôter les oeillères", et aucun camarade ne doit y voir d'attaque personnelle, c'est d'arrêter l'entre-deux, c'est d'arrêter de chercher le compromis avec une soi-disant "gauche" du parti qui ne veut que le conservatisme, il faut chercher des alliés ailleurs sinon nous sommes condamnés à rester dans la confusion et la molesse.

Dans tous les cas, je soutiens ta décision et je voterai contre ce projet.

Bien à toi,


Val :
Je m'associe également à ces critiques. Il m'est apparu à la lecture du projet et après la réunion d'hier que ce projet était en effet lacunaire, pas toujours cohérent et pas suffisamment fort. Je regrette qu'il y ait autant de phrases creuses, du genre "Nous allons faire une réforme", sans expliquer quelle sera la réforme, avec quels moyens, dans quel but etc. Même si je pense qu'il y a de très bonnes idées, on ne peut pas se satisfaire de cela, sinon on court à la catastrophe. Mais est-ce que ce projet sera le programme de campagne du PS ou simplement la synthèses des thèmes du programme? Dans ce cas, on peut encore espérer un sursaut salvateur... Et je suis d'accord avec ce que propose Bastien, à savoir la suppression de la phrase où tu dis (Adrien) que la majorité vont voter oui pour ne pas fragiliser le parti. Moi je pense en effet qu'on doit accentuer sur les raisons de notre vote contre le projet. Le PS se présente comme un parti fier des débats en son sein, et de la liberté de ton, à l'inverse de l'UMP monolithique. Je pense qu'il vaut mieux être divisé au moment de l'élaboration du projet et faire un programme vraiment concluant, qu'avoir une unité de façade maintenant et un effondrement dans les six derniers mois de la campagne. Donc je rejoins aussi l'appel. Bon  week-end à vous,
Amitiés socialistes


Adrien :

- Ok pour la phrase sur les camarades qui voteront oui, je vais l'enlever

- Lise, je comprends tout à fait le risque de rejeter un texte et de ne rien proposer. Mais on peut voter contre, et voter des amendements.
Dans tous les cas il existe des plans b. Par exemple la contribution de la fédération de Paris. Je l'ai reçue ce matin par courrier, imprimée toute jolie, et elle est accessible également sur le site de la fédé. Cette contribution a une gueule de projet, il y a un bilan, et des pistes de réflexion ouvertes qui débouchent sur des propositions. C'est un raisonnement cohérent, avec une certaine dynamique. Et pourtant les mesures phare sont les mêmes que dans le projet national.

D'ailleurs c'est pour ca que je ne suis pas du tout d'accord avec Diego. Le problème ne vient pas des différences au sein du parti. La preuve, la contribution de la fédé a été votée à l'unanimité.
Le problème vient du mode de fonctionnement du parti, qui est basé en théorie sur les sections et les fédérations, et qui en réalité ne prend pas du tout en compte cet aspect là et ne considère que les grands courants. C'est ce fonctionnement en courant qui est mortel, pas l'existence de divergences de vues.
La fédé de Paris a basé son projet a partir du travail des commissions et des sections. Elle a fait ce qu'elle avait annoncé.
Au contraire au niveau national, on nous fait penser que les fédés et les sections ont un rôle de réflexion, alors qu'en réalité on s'en fout complétement. La preuve: la fédé de Paris est la plus importante de France, et elle n'a eu aucune voix au chapitre pour proposer une façon d'écrire le projet.

Il y a un moment où on ne peut plus tolérer ce fonctionnement. Ca doit changer. La priorité doit aller au travail des sections locales puis des fédérations. On doit favoriser le travail au sein du parti, et pas celui de ceux qui créent leur propre parti dans le parti.

Hier à la réunion tout le monde semblait penser que le projet était bien bof, quelle que soit sa sensibilité, donc le problème ne vient vraiment pas de là, et une éventuelle scission n'y changerait absolument rien



Neel :

je suis bien d'accord (et désolé de n'avoir pas pu venir hier)

j'ai essayé de réécrire l'appel pour qu'il soit un peu plus percutant. voir en bas de mon message ce que je propose.
j'ai gardé la phrase sur les camarades qui voteront oui : c'est, à mon sens,important de rappeler qu'on est conscients des riques que le non implique.
il faudrait peut etre insister un peu plus sur le fait que la base du projet est bonne, mais que des scories et une absence d'élan, de vision, l'empechent de répondre au besoin de la campagne, et de la France, sans doute. Dommage pour un PROjet, "jeté devant"... à moins que ce ne soit projeté comme par un réflexe d'autodéfense?

ceci dit, j'ai bien conscience de la difficulté de l'exercice.

Mais pourquoi nous demander notre avis si c'est pour attendre un "oui" et rien d'autre (euh...camarade Fabisu, me voila  )

bref, texte version 2 (en regardant le foot, on ne peut pas rédiger d'amendements, vous me comprendrez...)

                                             Appel à voter contre le projet le 22 juin.

Le 22 juin, les militants socialistes se prononceront sur le texte « Réussir ensemble le changement », le projet socialiste pour 2007. Il ne fait aucun doute qu’il sera approuvé à une très large majorité. t pourtant, est-il satisfaisant pour un mlitant socialiste ? Trop long pour être un projet, trop court et flou pour être un programme, il provoque chez le lecteur un sentiment de frustration et de déception extrême
 
Un travail immense a été réalisé, au travers des Etats généraux, des commissions fédérales, des groupes de travail dans les sections. Des textes d’une excellente qualité ont été produits, qui alliaient pertinence du bilan et originalité des propositions. Qu’est-ce qui, de tout cela, apparaît dans le projet écrit par la commission nationale ? Toute la réflexion menée n’aura servi à rien, et n’aura été qu’un leurre : le texte est un compromis mou sur des mesures qui tiennent au cœur des écuries des présidentiables
 
Ce projet contient certes des dispositions très intéressantes, et qui doivent figurer dans le projet de notre parti : la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, le bouclier logement, le service public de la petite enfance, le service civique obligatoire, la lutte pour l’égalité. Ces esquisses sont très positives et toucheront les Français dans le cadre du débat électoral.

Mais il manque de force, de conviction, et, surtout, de sens. Il n’y a aucune logique générale de gouvernement, aucune réflexion globale sur la société que nous voulons mettre en place . Des mesures fiscales y figurent de façon dispersée, sans aucune conception générale du rôle de l’impôt et des prélèvements obligatoires. La lutte contre le chômage y est annoncée, sans aucune explication sur le rôle des entreprises, de l’investissement public ni de la formation.

S’il n’y avait que cela ! Il y a même de véritables contradictions : comment affirmer que l’éducation est notre première préoccupation et la faire figurer en partie II ?
Certaines parties, d’une vacuité absolue, n’ont rien à faire sous cette forme dans le projet ? On peut citer la sous-partie sur le « sport pour tous », ou, l’intégralité de la désolante partie IV sur la politique européenne et internationale.

Un tel texte illustre tout ce qu’il faut aujourd’hui changer dans notre parti : à auoi sert la recherche d’un équilibre précaire entre des candidats si c’est pour aboutir à un texte obérant toutes leurs chances de passer le premier tour de l’élection présidentielle ? Notre parti regorge de talents ; un tel gâchis est insupportable. Si nous continuons comme cela nous allons droit dans le mur. Nous ne voulons pas revivre un 21 avril.
 
Nous sommes fidèles à notre parti. Nous ne souhaitons pas le fragiliser. C’est pour cette raison qu’un grand nombre de camarades iront voter pour le projet : pour ne pas donner à nos adversaires l’impression que nous nous déchirons en interne. Mais tous les militants, quelle que soit leur sensibilité, seront conscients de voter un projet fantôme.
Il est temps d’ôter nos œillères. Nous ne pouvons plus avoir pour seul objectif de maintenir une apparence de cohérence en vue des échéances électorales. Il en va de la crédibilité de notre parti.
 
Parce que nous aimons notre parti, parce que nous souhaitons sa victoire, parce que ce projet n’est pas satisfaisant, nous voterons contre ce projet le 22 juin. Nous appelons les militants qui partagent notre analyse à en faire de même.
   


Diego :

On est d'accord sur une chose le fonctionnement en courant nuit à la cohérence mais c'est parce qu'il y a trop de divergences qu'il y a des courants. Sinon, je suis d'accord, il ne faut pas favoriser le travail des courants mais celui des individus... pourtant ce n'est pas ce qui est fait en ce moment.

Sinon, il me semble que la fédération de Paris a une forte majorité quand même...


Adrien :

Complétement d'accord avec les modif de Néel


PS: Et d'accord aussi sur les méfaits du foot
D'ailleurs ca empeche aussi de réviser le droit public, je sais pas si t'as remarqué
Enfin je profite du trou entre les 2 matches, le prochain commence dans un quart d'heure ...



Felix :

Je m'associe pleinement à l'appel.

J'ai lu à l'instant le texte de la contribution de la fédération de Paris et me dis que la mouture "nationale" proposée est passée à côté de beaucoup de choses ... (institutions, justice, etc.)


[pour Néel: est-ce le droit public ou le jargon footballistique qui t'amène à utiliser "obérant" ?]



Néel :

euh, au fait, il faut le lancer, aussi, cet appel... quand, comment?



Sébastien L:

euh, bah par la presse par exemple : si libé a accès aux résultats des votes par section (il parait que c'est le cas, vu qu'ils auraient déjà ironisé sur le vote de la section ENS), bah dans l'hypothès ou on vote contre dans nos sections, il suffira sans doute qu'on leur envoit cet appel pour qu'ils se fassent une joie de commenter les raisons pour lesquelles 3 irréductibles auraient voté contre ...

Enfin, c'est vrai que ca serait pour une diffusion à posteriori, et un "appel à voter contre" doit plutôt être diffusé avant le vote ....
Auquel cas mon post a aucun interret. Tant pis

--
 Seb, qui s'associe tout aussi pleinement à cet appel ...



Adrien :

En effet il faut le lancer, mais j'attendais seulement d'avoir un certain nombre de "premiers signataires" pour mettre en dessous de l'appel.
Pour l'instant j'ai noté:
Felix
Valentin (C)
Diego
Bastien T
Néel

Est ce que quelqu'un d'autre veut s'y associer ?

Pour la suite, la diffusion doit passer par nos contacts propres.
Est ce qu'on utilise la presse ? pas sur que ca marche, et que ca soit dans l'esprit "nous ne voulons pas destabiliser le parti"
Qu'en pensez vous ?
Sinon il faut envoyer à toutes les fédés, toutes les sections, toutes les listes possibles



Diego :

Je pense qu'il y aura quand même d'autres sections qui voteront contre.



Néel :

pour les "premiers signataires", le temps que les gens passent sur le forum, tu peux garder le texte pour 2011  

je préfèrerais ne pas passer par la presse (qui s'en foutrait sans doute d'ailleurs). donc : listes de diffusion, etc. mais alors, quel spamming! et pour le coup, quelle facon de detruire le parti de l'interieur...en plus, la presse, a ce moment la, non contactée, s'exciterait...comme ca on nous prendra pour des connards de "pipotistes" qui se croient tout permis;

euh, calmons nous.

donc je vote liste de diffusions, et à Dieu vat...
par contre, moi des "contacts", j'en ai pas...



Diego :

On a peut être pas besoin de faire de la pub. On vote si c'est contre c'est contre et puis ça remonte à l'interne et les secrétaires de section en parleront alors avec le Parti.



Sébastien L :

A la limite une diffusion large sans grande précaution au sein du PS n'est pas si risquée, vu que de toute façon on s'en prendra pas plus plein la gueule si on assume et explique que si on se contente de voter non tout court, et je crois qu'avant le vote, la presse risque pas trop de s'en saisir...
Bref, sauf objection je suis pour une diffusion sur toutes les listes qu'on peut trouver, esperant toucher les secrétaires de section. Qui sait, peut-être qu'ainsi un secrétaire ne dira pas à ses militants de voter pour ...

Et pis après le vote, si effectivement on vote non, la presse le saura et il faudra sans doute s'expliquer, et fodrait décider avant si on est prêt (en cas de vote non) à s'expliquer de manière publique...



Adrien :

En 2 minutes j'ai créé un blog : unautreprojet.over-blog.com
Et une adresse mail, vous pouvez l'utiliser pour spammer vos contacts: unautreprojet@yahoo.fr
Ecrivez moi pour que je vous donne le mot de passe
j'ai oublié de préciser la (très faible) utilité du blog: c'est pour permettre une réaction des gens à qui on envoie éventuellement le texte.
De toute façon ca vaut pas le coup de trop se casser le cul, le projet n'intéresse personne (il y a de quoi), donc le rejet du projet encore moins



Lise :n

l'idée est bonne,au moins c'est clair et un vote "non" sera justifié...
y'a juste 2 lignes de mise en page au milieu du texte si tu peux les enlever...
Pour la diffusion pourquoi ne pas mettre l'adresse sur le forum de la fédé de paris (ou d'autres) comme ça ça reste entre "PS" et ça touche une partie du public concerné?



Sébastien L :n

A ce sujet j'ai cherché sur google si des fédés avaient des forums actifs, et sur celui des yvelines j'ai lu que «Pour préciser les choses concernant le vote.
on dit oui ou non.
ou
on présente des propositions d'amendements.» (http://forum.parti-socialiste-78.info/viewtopic.php?id=86)

Si c'est réellement le cas il faudra choisir entre déposer des amendements et voter pour/contre.


J'ai aussi lu que Démocratie et socialisme a écrit un contre-projet et ne pouvant pas le soumetre au vote des militants, l'a écrit sous la forme de 10 amendements. NPS aurait fait la même chose avec nettement plus d'amendements.
J'ai pas eu le temps de pousser plus avant cette déambulation sur la toile à la recherche d'atres oppositions au projet, mais je crois que la gauche du parti s'oppose pas mal au projet présenté. Ca fait peur point de vue récup. Il me semble important de dire (après vote sur la question) que notre problème à nous n'est pas que le projet nous semble trop à droite, mais qu'il nous semble vide, qu'il refuse les choix ambitieux nécéssaires à l'établissement d'un réel projet/programme...

Juste pour conclure : il y a déjà d'autres que nous qui appellent à voter contre, pas besoin d'ajouter du cafouilli en tirant la couverture, votons juste une position claire et expliquée ...



Diego :n

Si je vote contre, ce n'est pas du tout pour les mêmes raisons que le NPS. Je le garantis.



Adrien :n

En effet Filoche, Dolez, appellent à voter non, mais une fois de plus selon leur propre logique courantesque.
Comme tu le dis Sébastien pas besoin de tirer la couverture, et de toute façon nous n'en avons pas le temps.

Diego, tu peux m'expliquer pour quelles raisons NPS vote non ? Parce que Emmanuelli, Peillon, ... votent oui. Donc le NPS vote oui.
Donc ton post avait pour seul objectif que tu n'es pas NPS, ce qu'on avait compris. Je vois pas pourquoi avoir besoin sans cesse de taper sur les camarades



Diego :n

Ben alors il y a un décalage entre ce qu'ils font et ce qu'ils disent...

De toute façon, je suis d'accord pas la peine de débattre sur qui vote oui/non, c'est pas l'objectif.



Grut :n

J'ai bien lu tous les messages de ce topic. Quelqu'un pourrait-il me dire clairement de bonnes raisons de voter non ? Et m'expliquer en quoi cela chagerait quelquechose ? J'avoue que pour l'instant, je suis plutôt sceptique, et que, mis à part le fait que ce texte soit un peu "bâtard" (projet ? programme? fil directeur ?) et long, je ne vois pas pourquoi j'offrirais à la droite l'occasion de railler des divisons du PS qui ne me paraissent pas en être de véritables sur le fond.
A vot' bon coeur m'sieur dame




Félix :n

Ma réponse sera sans doute maladroite, n'étant pas un aficionado des projets du PS pour les élections.
Il me semble quand même qu'on frôle par moment le degré zéro de la pensée et de l'innovation.

Ce projet, outre ces vraies incohérences de structure (très bien montrées à la réunion) ne propose pas grand chose. Il ennonce des sujets de préoccupation, c'est tout. Si je caricature, et à quelques exceptions près, on se contente de dire "le sujet est sérieux et le PS propose de réformer le système pour l'améliorer et proposer un monde différent de celui de la droite".
Jusque là, rien de grave, la déclaration ne coûte pas grand chose. Le problème, c'est précisément que ça s'arrête là. Ce projet est vide. Il n'y aucune mesure concrètement proposée, à part quelques unes qui ne semblent même pas mises en valeur : mesures fiscales, réformes du Conseil constitutionnel (qui me semble assez contestable), service civique (qui ne fait pas l'unanimité)...

Ca donne la vraie impression que l'on a cherché à créer du consensus, quitte à ce que ça paraisse tout à fait plat. Et c'est dommage, quand on regarde les propositions beaucoup plus ambitieuses qui avaient été émises dans les mois passées.A titre personnel, j'invite chacun à lire la dernière partie du projet sur l'Europe et le monde et qu'il me dise s'il y trouve une ligne à garder dans son intégralité.
J'ai peur que le consensus mou ne soit pas vendeur. Et pour l'instant, avec un PS déchiré entre ces éléphants et qui en plus marche dans le brouillard, le duel Sarko/Le Pen au second tour devient envisageable (j'ai pas dit probable).

Alors le non, ça peut simplement donner un petit signe de protestation. Mieux vaut quelques remous en interne à un an des élections qu'un déballage désagréable plus tard.




Sébastien L :n

Hum la quatrième partie, bah le truc sur le contrôle de la mondialisation, c'est pas si vide, mais bon...

Pour ma part, je dirais que le problème du projet c'est que c'est présenté comme un programme (un catalogue comme dirait l'autre) et que ca donne que des grandes orientations. Je pense qu'il aurait fallu, au choix :
  - un vrai programme qui contienne des choix fort et ne s'étalle pas longuement sur une foultitude de petits points faisant un consensus mou. Ce texte n'a clairement pas l'ampleur d'un programme
  - ou bien on peut se contenter d'affirmer de grandes orientations, sur lequel le parti peut parler d'une seule voie. Dans ce cas il ne faut pas (à mon avis) s'étaller sur des mesures, mais juste donner de grandes orientations et des objectifs. On évite ainsi de donner l'impression qu'une fois au pouvoir on fera juste les petites mesures sans ambition du projet qu'ils nous servent. J'ai en effet l'impression que tel quel il donne l'impression qu'au pouvoir, on fairait ce qui est dans le projet, c'est à dire pas de grande mesure interessante, mais des petits trucs sans anvergure.

  C'est en tout cas ma propre analyse de ce texte, (d'où mon "amendement coup de gueule", qui revenait aussi sur les "incohérences de structures").

  Après c'est vrai que se pose la question de si ca justifie vraiment un non, qui risque d'être récupéré par démocratie et socialisme...



Diego :n

En ce qui me concerne, le vote non se justifie largement à cause de la partie IV,  je suis d'accord avec Félix, qui est totalement vide de sens et d'objectifs. Je pense que ce ne sera pas mal pris si les sections jeunes du PS disent qu'ils en ont un peu marre des pseudos-compromis trouvés par les bureaux politiques... Si on explique bien le sentiment général, je pense qu'il n'y a pas de raisons qu'on se fasse récupérer par un courant ou un autre et  en cela le texte d'Adrien résout déjà pas mal le problème.



Adrien :n

Voilà schématiquement les raisons qui me pousseront à voter contre le projet:

1) Un projet chiant, il n'y a pas d'autres mots pour le qualifier. La dernière page m'a bien plu, mais faut se taper les 32 premières !
On veut sortir des phrases de congrès radical-socialiste !
deux exemples : -"nous favoriserons une pêche qualitative, protégeant la ressource halieutique, la sécurité en mer et les équipements économes en énergie, au niveau national et au niveau européen"
Ca nous apprend quoi ? on le savait pas ca déjà ? concrétement il faut diminuer le nombre de bateaux, fermer les ports, ou au contraire les ouvrir ? Soit on ne parle pas de la pêche, soit on en parle mais pas avec une phrase si conne.
-" nous ferons évoluer le collège afin qu'il ne soit plus le lieu du tri social"
Là aussi, on va aller vers quoi ?

Ca veut pas dire qu'il fallait des suites de mesures précises, mais une grande orientation peut se résumer en une phrase et être concrète. Il y a de vraies avancées dans ce texte, qui sont bien écrites et en une phrase. exemple: "nous prendrons en compte la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat".
C'est typiquement un modèle de phrase qui aurait du être appliqué partout: c'est une grande orientation, mais qui veut dire quelque chose.

2) Un projet qui ne me satisfait pas: les grands sujets ne sont traités qu'au travers de petites mesures. Pour moi il ne permet pas de positionner les socialistes sur les grands choix importants:
- le système éducatif, et notamment le supérieur
- quelle politique économique ? quel degré d'investissement public ?
- quelle organisation du système social ? quel avenir des retraites ? on dit qu'on va laisser les partenaires sociaux faire pour les retraites, ce qui conforte un modèle bismarckien, et ensuite on fusionne IR et CSG, orientation typiquement beveridgienne ! Cette dernière mesure est très bonne, mais elle s'inscrit dans une réflexion globale sur le système social. Ce serait une vraie révolution, qui n'est pas du tout abordée.
- quel rôle du travail ? quelle vision du mérite ? quelle valorisation des activités en dehors du travail ?
 - quelle intégration dans le monde ? dans l'europe ?

Il y a de vraies mesures, mais pas d'ambition de changer les choses de manière globale. Or être socialiste c'est ne pas se contenter de peu !

3) enfin la manière dont ce projet a été écrit, en se foutant totalement de la gueule de 200 000 militants,de leur travail, de leurs propositions, et en basant toute la négociation sur 3 courants organisés autour de candidatables. Et maintenant il faudrait qu'on fasse un plébiscite à ce projet qui est bof ?

Je précise que j'ai une conception très forte de la fidélité et du travail pour le parti. Donc quand il sera adopté, je soutiendrai ce projet, et de manière active.
 Mais aujourd'hui j'ai un bulletin de vote, et par ce bulletin je dirai que ce projet ne me satisfait pas, même si les mesures qu'il contient me vont.



Néel :n

je ne saurai mieux dire qu'adrien.

pour sortir un peu du débat interne, je vous propose des articles traitant du probleme sur un ton plus léger.
par exemple :

" Voter avant d’amender…

Je viens de comprendre, après notre dernier conseil fédéral, que le PS avec son projet officiel illustre jusqu’à la caricature le vieux proverbe de nos campagnes : « mettre la charrue avant les bœufs ».  A l’assemblée nationale, le jeu démocratique veut que l’on débatte et que l’on propose des amendements à un texte de loi avant de voter. Si le gouvernement veut passer en force, il utilise le 49.3 et l’opposition crie au déni de démocratie... Le PS dans l'opposition ne fait pas autrement, on l'a vu récemment.

Au PS en interne, le Bureau national s’entend sur un texte et un seul. Il le soumet aux militants et c’est un peu comme si François Hollande, tel Mac-Mahon, disait aux 200 000 militants que nous sommes (oui, parce que par dérogation de bienvenue, les bleu-bites à 20 euros peuvent voter aussi sur le projet, même s’ils n’ont pas six mois de carte) : « Vous voterez pour ce texte que je recommande à vos libres suffrages ». Il n’y a pas d’autre texte. On peut quand même voter non, ou s’abstenir. Je crois que c’est permis dans le secret de l’isoloir, mais ne vous en vanter pas trop, vous seriez considérés comme contre-productifs.

Le gag, c’est qu’après avoir voté le texte en l’état, on pourra l’amender ! J’étais pas sûr d’avoir bien compris, alors j’ai posé la question à Première Fed’ en séance : « Tu es sûre que c’est bien ça : on vote le texte et ensuite seulement on peut proposer des amendements ? A quoi ça sert, au juste ? »  Elle a confirmé que c’était bien ça. Eclat de rire général. Le vote sur le texte aura lieu le 22 juin. Mais tout militant peut proposer des amendements ensuite, à sa section, à sa fédé ou à Solférino. L’important c’est que chacun s’exprime, je crois. Ou alors, dans leur grande sagesse, nos éléphants ont choisi de faire rire la France entière et même au-delà. J’imagine plein de pays où règne un parti unique, en Afrique ou ailleurs, citer en exemple de fonctionnement démocratique le parti socialiste français…

En fait, mettre les rieurs de son côté, c’est une stratégie politique super-fine, non ? "

a lire, avec d'autres, sur http://mamilitance.blog.lemonde.fr/

je suis pas toujours d'accord avec les analyses sur ce site. mais ca fait du bien a lire quand meme.

au fait, quid d'un "postage" sur son site, meme dans les commentaires?



Félix :n

J'aime bien le côté "bleu-bites à 20 euros"... Ca a quelque chose d'imagé et de champêtre.
Et sur le fond je suis assez d'accord avec ce qu'il dit.



Diego :n

De manière plus pratique comment va s'organiser le vote jeudi?        



Sebastien_L :n


D'ailleurs il va falloir commencer à arreter la liste des amendements...

Et peut-être faudrait-il aussi préparer des textes justifiant tel ou tel vote, pour que si par extraodinaire on votait non, on puisse voter aussi un texte expliquant pourquoi on vote non (remarque on peut aussi faire pareil pour si on vote oui). Je suppose que c'est pô dans les statuts, mais ca nous permettra quand même d'expliquer notre choix d'une seule voie.        



blaise :n

Salut à tous
je viens de poster sur la liste amendement un nouvel amendement proposé par la section Jaurès... bercy va re-tiquer  

Mais après tout, l'Etat devrait dépenser en gros 8 milliards d'euros pour l'université pour être simplement à la hauteur du reste de l OCDE... ou du finacement des CPGE et Grandes Ecoles... donc c'est juste une question de choix... cf les 20 milliards d'allègements de charge jamais évalués
Bon d'accord ce n'est pas le sujet de ce sujet, si j'ose dire, mais je crée des liens


Amicalement à tous
Blaise
         



Manu :n

 
Salut à tous,

 Je suis moi aussi d'avis qu'il vaut mieux voter contre ce projet, pour la plupart des raisons qui ont été rappelées ici.
 
 Par contre, je ne signerai pas un appel à voter contre qui mentionne le service civique obligatoire comme une mesure à porter au crédit du projet... Et je pense que je ne suis pas le seul, à en juger par les réactions lors de notre dernière réunion commune. Est-ce qu'on pourrait retirer ce passage ? (sinon, je trouve le texte d'Adrien très bon)

 Amitiés à tous,

 Manu        



blaise :n

>>> sur le SCO

Entièrement d'accord avec Manu.
Peut-on sortir de l'appel la mention du Service civique obligatoire, qui ne faisait pas du tout l'unanimité lors de la dernière réunion ?
J'aurais moi aussi du mal à voter cet appel avec cette mention, parce que c'est vraiment pour moi l'une des pires propositions de ce projet.
Mais par ailleurs l'appel est bien, et ce serait dommage de ne pas s'y retrouver.          




Adrien :n

>>> sur le SCO

ah ben vous avez quand même réagi après 4 jours !  Je pensais que ca réagirait plus vite, c'était limite de la provoc.
Pas de pb pour ôter ce bout de phrase !

amitiés  

Message modifié le 28/06 à 03:24:03 par bastienmerot.

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bastienmerot
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le 28/06/2006 à 03:29:22
Acces au message AMENDEMENT ENS ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ROMAIN :

Je poste le "pack" enseignement sup, amendements + texte explicatif. JE crois que le tout résume assez bien notre démarche, mais si quelque chose n'est pas clair, n'hésitez pas à le dire ! et bien entendu toutes vos remarques, critiques, etc.

****

Propositions d’amendements sur l’enseignement supérieur
*
Section Jaurès - ENS (Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm)
*
Contre la bicéphalie de l’enseignement supérieur en France
Pour le renforcement de l’université



Amendements concernant la partie II – L’Egalité réelle / I : Partager le savoir



Nous regrettons que le Projet du Parti Socialiste ne comprenne pas d’orientation claire pour l’enseignement supérieur, et en particulier pour ce qui est de son clivage en deux mondes encore trop peu perméables l’un à l’autre : celui des classes préparatoires et des grandes écoles, et celui des universités.
Il est effectivement indispensable de renforcer très rapidement le financement des universités, comme il est dit dans la première partie du projet :

«Nous engagerons une profonde rénovation de l’Université, qui conduira sur 5 ans à porter la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Nous améliorerons la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientation à la fin du lycée et dans le premier cycle, l’allocation d’autonomie sous condition de ressources et selon les besoins, l’amélioration du logement étudiant, un meilleur accueil des étudiants étrangers et le statut des doctorants. Nous donnerons à l’université de nouveaux moyens pour mieux garantir aux étudiants un égal accès à la connaissance, au diplôme, à la recherche, notamment par une autonomie de gestion des établissements dans le cadre d’un budget national. »
 

 Mais cela ne règle pas le problème de fond, à savoir le fait que celles-ci sont concurrencées, en particulier pour les premiers cycles, par des sections sur-financées qui attirent à elles une grande partie des meilleurs élèves.

Nous pensons que notre Parti ne peut pas ignorer de la sorte les problèmes propres à l’université et aux grandes écoles. C’est pourquoi nous proposons les amendements suivants au Projet :


Sur la huitième proposition du paragraphe « Favoriser la réussite » :


« Nous ferons en sorte que chaque lycée, ouvre à 5% de ses élèves, la possibilité d’entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles ; et inversement nous implanterons des sections d’excellence dans les établissement sensibles ».


Nous demandons que cette proposition soit remplacée par les amendements que nous proposons ci-après.

Cette proposition a, à nos yeux, le défaut de perpétuer et d’institutionnaliser encore un peu plus la bicéphalie du système universitaire français, partagé entre grandes écoles prestigieuses, à petits effectifs et dotées de tous les moyens, et universités encombrées et sous-financées. Or il est clair que l’isolement du monde des classes préparatoires puis, en une moindre mesure, des grandes écoles, pourtant actuellement destinées à former les élites de la nation, ne peut qu’avoir de funestes conséquences sur le fossé entre les dites élites et le reste de la population.

La formulation « sections d’excellence » est très problématique. On croit bien faire en envoyant plus de lycéens dans les classes préparatoires, supposant que l’enseignement qui y est dispensé est meilleur par nature ; mais c’est oublier que les différences qualitatives s’expliquent avant tout par des différences de dotation (plus de financement signifiant : plus d’heures de cours, de « colles », d’enseignants). En France, on dépense 6820 euros par an en moyenne pour un étudiant, contre 13170 pour un élève de classes préparatoires. Rien ne prouve, en outre, que le type d’enseignement dispensé en classes préparatoires, très largement coupé de la recherche ou de la vie professionnelle, et favorisant le « bachotage » et le capital culturel hérité, est une norme indépassable qu’il faut en général chercher à imposer.

La priorité doit donc être non pas de renforcer le régime d’exception que constituent les CPGE, en augmentant quelque peu le nombre de ceux qui y ont droit, mais bien de rétablir l’égalité en augmentant la dotation des premiers cycles universitaires, pour atteindre un niveau de financement comparable à celui des classes préparatoires, et donc à celui des autres pays de l’OCDE. Ce sont les universités qui ont vocation à être la colonne vertébrale de l’enseignement supérieur français, et il faut tout mettre en œuvre pour que cela soit une réalité. Or il est clair que démultiplier le nombre de classes préparatoires, sections extrêmement coûteuses, ne pourra que rendre beaucoup plus problématique le financement des universités.

Nous demandons donc la suppression de la proposition sur les classes préparatoires, qui est in fine antinomique avec la volonté de renforcer rapidement le financement des universités. On pourrait la remplacer par une reprise de la proposition de la partie I du projet :

« Nous nous engagerons, dès notre retour aux responsabilités, à assurer aux universités, de manière pérenne et prioritaire, les fonds nécessaires pour rattraper le financement moyen par élève des autres pays de l’OCDE. Ces fonds seront utilisés pour recruter plus d’enseignants titulaires et réduire les effectifs en cours et en T.D., et pour améliorer l’équipement existant (bibliothèques, laboratoires, moyens informatiques et logement pour les étudiants). »


Le re-financement des universités doit donc être une première priorité. Mais il faut aller jusqu’au bout de la logique et remettre en question la bicéphalie du système, qui, encore une fois, favorise les clivages sociaux, et rend notre enseignement supérieur peu lisible à l’international.

Il convient donc de fixer comme objectif, à moyen terme, la fusion des grandes écoles et des universités. Ce mouvement est déjà plus ou moins en route, depuis la réforme LMD, via les différents masters chevauchant plusieurs institutions. Mais c’est bien sur le plan des classes préparatoires qu’il faut agir, car ce sont elles qui privent les premiers cycles universitaires d’une part importante des meilleurs étudiants, tout en maintenant ceux-ci dans l’univers du lycée, très éloigné des réalités de la recherche et du monde du travail. Il faut donc fixer comme autre objectif, plus immédiat, la progressive intégration des classes préparatoires dans les universités. Ceci ne peut bien sûr se faire directement. Aussi proposons-nous, comme solution de transition, de permettre aux universités d’ouvrir dans leurs premiers cycles des sections sélectives, permettant de passer les concours des grandes écoles, et ayant pour but de maintenir dans le monde universitaires les étudiants tentés par les grandes écoles. Ces sections visent à concurrencer les CPGE et à offrir une alternative à elles, au sein de l’université.

D’où :

« Nous encouragerons les universités à ouvrir, au sein de leurs premiers cycles, des « licences renforcées », permettant de passer les concours des grandes écoles tout en restant dans le monde universitaire. Des cours au rythme plus soutenu que dans les autres licences y seront dispensés, mais par les mêmes professeurs. Il sera possible à un élève de passer d’une licence renforcée à une licence normale, et inversement, en fin de chaque année, en fonction de sa motivation, de ses résultats et de ses projets».


Par ailleurs, il est clair que nombre de lycéens choisissent les classes préparatoires pour l’enseignement général et pluridisciplinaire qui y est dispensé, surtout s’ils ne sont pas encore bien fixés sur leur avenir. Il faut prendre acte de ce souhait et permettre à ces lycéens de conserver un éventail de matières suffisamment large lors de la première année d’université, pour se constituer une culture générale forte ou approfondir leur orientation.

D’où :

« Nous ferons de la première année de licence une année à coloration propédeutique, caractérisée par un éventail de cours plus large que celui des L1 actuelles. Les cours seront organisés autour d’un tronc commun de matières cohérentes préparant aux L2 et L3 plus spécialisés, et comporteront, avec des heures de cours supplémentaires, une ou deux « mineures », comptant réellement dans la moyenne et facilitant des réorientations ultérieures. »


Enfin, nous préconisons également l’amendement suivant, pour ce qui est de l’enseignement supérieur technique :


« Les BTS et les DUT devront être effectivement réservés aux bacheliers issus des filières techniques, pour revaloriser celles-ci, et éviter que leur principale débouché, c’est-à-dire les sections techniques supérieures, accueillent en priorité des bacheliers de filière générale ».







DIEGO :

J'ai lu et je suis d'accord. Il apparaît clairement qu'à termes il faille supprimer les classes préparatoires. La solution de transition est très bonne et a le mérite d'évoluer en douceur vers ce qui est inévitable: la complète fonte des classes préparatoires dans les licences universitaire du système LMD tout en conservant la pluridisciplinarité et la préparation au concours.





ROMAIN :

ce que nous pensons en outre, c'est que si la demande vient des élèves des grandes écoles, les plus prestigieuses qui plus est, le message n'en sera que plus fort !

car les préventions restent très fortes en la matière. Cf. un article du monde que vient de nous envoyer un de nos camarades :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-784379,0.html





ADRIEN :

Excellent amendement, qui correspond à ce que doit être un projet socialiste: ambitieux, avec une vision sociétale, mais également que l'on peut mettre immédiatement en route.





NEEL :

je suis d'accord également.
Bercy risuqe de tiquer, en revanche




BLAISE :

Bonjour à tous
La section Jaurès propose également les amendements suivants, issus de son travail de l'année :

I
"Parce que l'Université est le lieu où doivent s'articuler recherche, enseignement et formation, et profiter à l'ensemble du corps social, nous proposons de contribuer à une réforme de l'Université par en haut, qui contribue à la fois à l'amélioration des conditions faites aux jeunes chercheurs, à l'amélioration de leurs débouchés professionnels et à l'accroissement de leur rôle dans l'université. Toutes les thèses entreprises dans le cadre universitaire doivnet être financées sous la forme d'un CDD de 4 ans, tout doctorant étant salarié de son Ecole doctorale, protégé par une convention collective et cotisant donc pour la retraite. Il devra à son université des heures de cours, de tutorat et d'encadrement, au niveau L et éventuellement au niveau M, pourr recréer un lien étroit entre recherche et enseignement et augmenter significativement le taux d'encadrement des étudiants en premier cycle. Ce dispositif implique également une réforme de la charte des thèses."

II :
"Pour revaloriser le statut professionnel du docteur, replacer la recherche et la science au coeur du débat et de l'action publiques et renouveler les élites de gouvernement, il faut ouvrir les grandes Ecoles d'application qui recrutent et forment les grands corps et les hauts fonctionnaires aux titulaires d'un doctorat, par un concours spécialement dédié."


Dites nous ce que vous en pensez !





RAFF :

En ce qui concerne la création de "licences renforcées" pour préparer des concours de grandes écoles ça existe déjà (l'exemple que je connais est en licence de physique-chimie à Paris 11-Orsay, avec concours national au niveau deug (L2) pour certaines écoles, sinon intégration sur dossier en L3) mais plus généralement, supprimer les classes prépas en faveur de la revalorisation de l'université (si j'ai bien compris en faisant de la fac la passerelle obli vers les GE) va dans le bon sens mais on ne peut pas aborder cette question sans réfléchir aux conditions d'accès à la fac: créer des "licences renforcées" pour les meilleurs et à accès restreint ne revient-il pas à déplacer les prépas dans le cadre universitaire? Il faudrait plutôt réviser les conditions d'entrée en fac plutôt que de regarder les étudiants se casser la gueule en 2e ou 3e année. C'est à mon avis le préalable même si c'est une mesure de social-traître pour bcp de socialistes. Pour moi l'objectif principal est de faire de l'université une garantie d'emploi, et diviser la fac entre filières de réussite... et les autres ne peut que brouiller encore plus son image.
- selon wikipedia france, le terme "propédeutique" ne s'applique plus depuis 1966. Faudrait rester dans le XXIe siècle




DIEGO :

De toute façon la suppression des classes prépa entraînera la fusion des GE dans les Universités, c'est inévitable.




THOMAS V :

Sur les classes prépas, je ne suis pas du tout d'accord avec la tonalité générale du thread. Qu'une réflexion sur l'ensignement supérieure en France s'impose, je suis tout à fait d'accord... de même qu'avec le constat que les universités n'ont pas assez de moyens. Mais en déduire qu'il faut supprimer les CPGE, cela me semble une erreur logique : en France, c'est le système qui fonctionne, au contraire d'une large partie de l'université. Et de toute façon, quoi qu'il en soit, l'université est sélective dans les pays où elle fonctionne (cela mériterait une analyse plus poussée, mais a priori l'université est sélective et fonctionne aux Etats-Unis, et n'est pas sélective et échoue en Allemagne). Donc on évite pas la question de la sélection à l'entrée à la fac, et j'irai même jusqu'à dire que peu importe le lieu où est réalisé la sélection (fac ou CPGE), ce qui compte c'est qu'il y ait sélection, quelle sélection, et comment éviter que cette sélection ne perpétue les différences de capitaux culturels. Au lieu de détruire ce qui tient actuellement le système, je pense donc qu'il vaut mieux se demander comment réformer l'université pour que celle-ci puisse assumer son rôle...

Rom1 a écrit :"Rien ne prouve, en outre, que le type d’enseignement dispensé en classes préparatoires, très largement coupé de la recherche ou de la vie professionnelle, et favorisant le « bachotage » et le capital culturel hérité, est une norme indépassable qu’il faut en général chercher à imposer. ". Rien ne prouve non plus le contraire, de même que l'affirmation selon laquelle les calsses pérapratoires, plus que l'université, favoriseraient le capital culturel hérité mériterait d'être étayée. Si j'en crois un certain nombre de profs, la prépa aurait au contraire l'avantage de niveler : quand tu arrives en Sup, que tu te manges 15 heures de maths et 15 heures de physique la première semaine à un niveau qui n'a rien à voir avec ce que tu faisais au lycée, ça ne sert plus à rien que Papa-Maman t'aient payé un prof particulier en terminale pour t'aider à avoir une mention au bac. Là, je me base plus sur des conversations avec des profs et mes expériences, et donc, si quelqu'un dispose d'études prouvant que les prépas reconduisent plus les inégalités que l'université, je réviserai peut-être mon impression.
Par ailleurs, s'il est tout à fait exact que les prépas soient disjointes de la recherche, cela n'empêche pas un nombre important d'anciens des CPGE de devenir d'excellents chercheurs, en France et ailleurs (et d'ailleurs beaucoup ailleurs, à voir la facilité éclatante avec laquelle les jeunes diplômés français intègrent la recherche outre-atlantique dans les meilleures universités). La question, selon moi, est donc plus d'offir davantage de débouchés dans la recherche à l'issue des grandes écoles et des universités.

Bref, mon post est un peu confus, mais l'idée générale est la suivante : au lieu de la casser de la prépa pour se donner l'illusion d'être réformiste, mieux vaut examiner concrètement comment promouvoir la recherche, et se baser pour cela sur l'existant plutôt que sur une construction théorique qui braquerait à la fois les grandes écoles (et leurs cohortes d'anciens) et les universités. Cela n'interdit pas de penser à des formes souples de rapprochement qui viseraient à accroître la capacité des centres de recherches, mais il convient selon moi de ne pas éluder le constat que, en terme de moyens, de gouvernance (indépendance pédagogique - lien avec les milieux économiques), et de sélection, c'est plutôt l'université qui doit s'aligner sur le système prépa/CPGE que le contraire.





DIEGO :

Une chose pourtant est claire est les sondages le montrent: les cpge concurrencent les facs sans que la majorité des élèves qui en sortent soient bien placés sur le marché du travail ou soient des individus reconnus à l'étranger. Ainsi le jour où on dire un étudiant de fac=un étudiant de cpge alors là les cpges n'auront plus lieux d'être. Les cpge minent pédagogiquement le système (on y enseigne comme avant mai 68) et l'impact économique et professionel est négatif pour les individus. Enfin, les classes prépa nous décrédibilisent à l'étragner à cause de:
1. la façon dont on enseigne les matières classiques
2. la déconnection avec la réalité du savoir et la réalité professionel
3. en Europe: un cursus formateur de deux ans alors que tout le monde se forme en trois (LMD je rappelle)
4. aux Etats-Unis: le concours apparaît comme la perpétuation des inégalités sociales, les américains sont fiers de leurs sélections sur critères et parcours individuels qui mêlent excellence et originalité (même s'ils ont d'autres pbs plus conséquents comme le piston par le fric très courant)
5.les prépas ne connaissent pas la discrimination positive alors je suis bien d'accord que le quota de 5% d'élèves défavorisés en prépa est un peu démago mais d'un autre côte ce n'est que provisoir et peut être utile

alors vouloir la réforme de l'enseignement supérieur par une éventuel réforme très poussée des cpges vers leur suppression n'est pas de la démagogie ... mais je comprends tout à fait que des gens soient attachés au modèle très français et élitiste de la classe préparatoire qui avait fait la gloire du pays jusqu'avant les années 1970....





THOMAS V :

Je pense, Diego, que ton diagnostic est erroné, je le reprends point par point. Tout d'abord, je restreint mon analyse aux filières scientifiques, que je connais bien, et je pense que cela s'applique également aux écoles de commerce. En ce qui concerne les ingénieurs, c'est un marché du travail qui fonctionne plutôt bien, qui a résisté à la récente déprime. Par sa réactivité, le système des zcoles d'ingénieur forme des jeunes qui sont adaptés au marché du travail, et qui, parce qu'ils ont une formation théorique qui est (en théorie) solide, seront capables de changer de job. Contrairement à ce que tu dis, les français issus de CPGE/grandes écoles me semblent prisés à l'étranger : j'ai étudié en Grande Bretagne, les ingénieurs français étaient des stars, et systémtiquement les meilleurs de leur promotion. Par conséquent, dire que "l'impact économique et professionel est négatif pour les individus" me paraît tout simplement faux. Et puis y a pas un récent sondage du FT qui tressait des lauriers à nos amis épiciers d'HEC, ESCP et ESSEC ???
Puisque je suis entraîné à faire une apologie de la classe prépa, je la continue (je pense que la prépa a un certain nombre de défauts, mais pas ceux-là).
1/ Des exemples ! des exemples !
Ton point 2/ est absurde : c'est bien parce que les grandes écoles sont très professionalisantes que la prépa peut se permettre d'être déconnectée de la réalité professionnelle... et dans les deux premières années après le bas, le but n'est pas de t'apprendre un métier qui de toute façon changera. Pour avoir pratiqué les deux système, sache en outre que l'école d'ingénieur française est beaucoup plus professionalisante que le MSc ou le MSc britannique
3/ La lisibilité du parcous en 2+3 est effectivement un problème (je me permets tout de même de signaler que les brit sont en 3+1 [Master en un an] sans que personne ne s'en émeuve, sauf les prof anglais qui râlent)
4/ Je suis ouvert sur la discussion de savoir si le concours est perpétuation des inégalités sociales. Mon avis est que si le concours est suffisamment difficile, la réponse est non, mais bon, ça fait longtemps que je cherche des données chiffrées sur ce point, et s'il y en a je peux changer d'avis. Mais je reste persuadé qu'on discrimine moins les pauvres en leur demandant de résoudre des équations qu'en exigeant, comme à l'examen d'entrée à Sciences-Po, le détail des séjours linguistiques/passés à l'étranger
5/ La discrimination positive, c'est un autre sujet

Conclusion : penser à une réforme de l'enseignement supérieur en France n'est effectivement pas de la démagogie, et envisager une réforme, voire une suppression des classes prépas, est une interrogation légitime. Tu m'accorderas en revanche que suggérer que les maux de l'enseignement supérieur en France proviennent davantage du mauvais fonctionnement de l'Université que des performance d'un système CPGE/grandes écoles qui fait tous les jours ses preuves n'est pas non plus forcément la marque d'une inconsolable nostalgie gallicane de Napoléon et de la IIIème République. Il se trouve qu'il me semble bêtement que la première des choses à faire pour relancer la recherche, c'est d'y mettre de l'argent, de donner les moyens à tous les établissements supérieurs d'embaucher des chercheurs, et d'arrêter de traiter ces derniers comme une variable d'ajustement en dosant leurs postes au compte-goutte, voire de les traiter comme de la merde comme le fit, lors de la fronde des chercheurs sous ce cher Raffarin, l'inénarable Patrick Devedjian.
Sans rancune,
thomas





RAFF :

Ravi d'entendre du mal de mon ex-maire  
Au-delà des moyens il faudrait ptet s'entendre sur les buts... Ceux-ci sont quand même de sortir la tête du système universitaire français de l'eau. On peut se dire que la 1ère chose à faire n'est pas de couler ce qui marche (les CPGE & GE). Mais tirer la fac vers leur exemple de réussite.
Quelques propositions simples:
- rendre les lycées aux lycéens et à leurs profs. Mettre les prépas (et les BTS) dans un cadre (géographique!) universitaire, de façon à leur faire goûter au nouveau monde de l'ens. sup et de la recherche et à faciliter la fusion des deux systèmes à long terme. Ce serait déjà ça de fait, et ça éliminerait les accusations d'enfermement lues plus haut. Quant à l'organisation des prépas elles-mêmes, elles sont qd mem réputées pour leurs profs et leur taux de réussite de manière globale.
- rattacher progressivement les GE et les facs. 2 Pb majeur: 1) confrontation public/privé... Mais on a le droit d'innover et de copier le BTP en créant des partenariats p/p. Ainsi on gagnerait déjà à simplifier le schéma général auprès des étudiants internationaux. 2) Je vois mal comment on peut gagner en efficacité en laissant la gestion des facs à un pauvre type dans le 5e; l'autonomie est une condition sine qua non, et avec il faudrait peut-être faire payer un peu plus ceux qui en ont les moyens! L'égalitarisme est l'ennemi de l'équité...
- Trouver des noms un peu plus funs aux facs que Paris-1, 3, 11, ... (quel intérêt de pouvoir les compter)
- j'ai tvu quelquepart l'idée d'organiser des visites d'une semaine des facs en classe de terminale. Voilà une idée qui pourrait aider les bacheliers à savoir où aller en fonction de ce qu'ils veulent faire - à mon goût l'orientation actuelle c'est la croix et la bannière.
- je réitère mon idée et j'apporte mon soutien à thomas.V sur l'idée que le principe faussement généreux "tlm en fac" est un leurre bien plus meurtrier en termes d'échecs de parcours que la sélection à l'entrée. Qlq s'est plaint à l'entrée de SP ou de l'ENS que la porte était pas grande ouverte? Le mérite est toujours un des principes de l'école républicaine, autant l'appliquer quitte à se creuser la tête pour en trouver de nouvelles formes...

Tout ça n'est pas très approfondi mais il est... zzz.... bien tard. Espérons que je serai levé entre 18h30 et 19h30 !





DIEGO :

Globalement, je pense que tu n'as pas tort sur les gens qui sorte de prépa scientifique mais prépa lettres c'est déjà autre chose!

1. en lettsup j'ai pas tellement l'impression que la façon dont on enseigne l'Histoire corresponde à la réalité du monde scientifique des sciences humaines (je parle de la discipline que je connais le mieux) ,les profs ne font que de l'événementiel! je parle en connaissance de cause, à l'EHESS, grand établissement qui c'est aligné sur le système fac en adoptant un système de sélection sur dossier à BAC+3 pour l'entrée en master, l'Histoire est enseignée d'une toute autre façon (prise avec l'actualité, enjeux historiographiques, débats réalistes, on t'apprend à faire de la recherche et pas qu'à bachoter pour l'agreg même si faut le faire quand même)...
2.les prépas je pense n'envisage que le bachotage..., les grandes écoles tout dépend mais elles sont bien plus avances que les prépas mais à des dégré différents: Normal Sup galère bien plus que l'EHESS pour s'adapter au LMD!
3.on va pas revenir sur le débat LMD puisque ça regarde d'abord les syndicats d'étudiants on a de tte facon l'occasion d'en discuter par ailleurs
4.le concours d'entrée de Sciences-Po c'est comme tout le reste,il te faut 4 bonnes notes en philo, histoire, géographie et langue et tu passe... le reste il s'en fiche et ceux qui ont les 4 bonnes notes sont souvent ceux qui ont pu se former soit dans un bon lycée en cours d'année soit prépa d'été... d'où...
5. la question de la discrimination positive!  

Dans tous les cas, c'est d'abord une question de fric je suis d'accord avec toi mais je maintiens que les prépas doivent s'aligner sur la fac et non pas l'inverse!
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bastienmerot
administrateur
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le 28/06/2006 à 03:31:44
Acces au message SERVICE CIVIQUE OBLIGATOIRE
ADRIEN :

Puisque ce fut le sujet d'une âpre discussion, ouvrons le sujet.
J'y suis plutôt favorable, surtout dans un cadre européen.
J'ai participé, comme gratte papier, à un groupe de réflexion sur la jeunesse animé par Patricia Adam, député du Finistère, avec un conseiller de Delanoe, un proviseur, un sociologue, une responsable d'Animafac. J'ai rencontré pas mal de monde sur le sujet de l'engagement civique, et je vous laisse découvrir ci dessous nos conclusions. Comme vous le verrez nous ne nous sommes pas contentés de l'incantation, et nous avons un véritable projet ambitieux, et facile à mettre en place. Nous avons proposé notre texte au bureau national, mais bon ...  Ceci dit, nous continuerons à proposer des idées au parti.

Recréer un creuset républicain : une expérience sociale obligatoire.

Face au constat du sentiment d’abandon que ressent une partie de la jeunesse, il apparaît clairement que la première ambition d’une politique de jeunesse doit être de réconcilier les jeunes avec notre société, et notre société avec les jeunes. Les jeunes doivent sentir que la société a besoin d’eux, et qu’elle compte sur eux, tout en les encourageant à développer leur imagination, leur créativité.

Dans cette perspective 443 parlementaires et plusieurs centaines de personnalité viennent de prendre position en faveur d’un service civil obligatoire. La suppression du service national (militaire) a en effet laissé un vide : c’était une période durant laquelle tous les garçons d’une génération consacraient ensemble du temps à la nation. Nonobstant toutes les « planques » que ne pouvaient trouver que les jeunes favorisés il était l’occasion pour les jeunes d’acquérir des savoirs pratiques et théoriques (le permis de conduire par exemple). Par ailleurs le service national permettait à certains jeunes (en particulier les objecteurs de conscience) de participer à des actions au service de la société.
Il ne s’agit pas aujourd’hui de regretter la suppression du service national, et il faut même éviter l’écueil d’une proposition d’éducation par l’armée (le dispositif Alliot-Marie est une voie dans laquelle il ne faut pas s’engager). Il est simplement nécessaire de mettre en place un dispositif qui permette l’engagement des jeunes, c’est là l’origine des propositions d’instauration d’un service civil.

Les propositions de service civil se résument à des annonces et  leur mise en place pratique se heurte à de sérieuses difficultés.  

Un service civil a une utilité pour les jeunes et pour la société. Pour les jeunes l’engagement conduit à acquérir toutes sortes de savoir-faire et « savoir-être ». Il permet d’avoir, parfois par un minuscule point d’entrée, une prise sur leur environnement. Il constitue un premier pas (qu’il s’agit de transformer en longue marche) vers une citoyenneté accomplie.
Pour la société, un volontariat généralisé doit initier un rapprochement des jeunes avec leurs institutions. Mais plus directement, l’objet de chaque engagement peut avoir une visée d’intérêt général, dans un sens large. L’arrivée de jeunes « volontaires » peut vivifier des projets associatifs et donner un nouvel élan à des actions de solidarité, de prévention, pour le développement durable etc. Même lorsqu’ils se relaient fréquemment, les jeunes contribuent à des projets qui se pérennisent et s’amplifient.

Contrairement à bien des idées reçues, les jeunes sont prêts à s’engager pour de nombreuses causes mais le cadre de l’action est essentiel, comme le montre régulièrement le baromètre du CIDEM (Civisme et Démocratie). En janvier 2004, 70% affirmaient souhaiter rejoindre une association, 64% être prêts à signer une pétition et 46% à faire grève. Cependant seuls 31% étaient prêts à adhérer à un syndicat, et 20% à un parti politique. L’affiliation à un projet d’ensemble, à des idées, ne passe donc plus avant l’action réalisée personnellement. Il faut d’abord « du concret », maîtriser un engagement, sa finalité et pouvoir observer ses résultats rapidement. Si les grandes associations, et les partis désespèrent d’attirer des jeunes, c’est souvent qu’ils n’ont pas su s’adapter aux attentes de ces nouveaux bénévoles, leur laisser l’espace adéquat. Un mode d’engagement court, dense, précis comme un service civil est susceptible de rencontrer une adhésion massive des jeunes.

Les propositions d’instauration d’un service civil obligatoire se heurtent néanmoins à de sérieux obstacles. Le premier d’entre eux est la confusion qui est parfois volontairement entretenue entre la nécessité d’un « creuset républicain », motivé par des enjeux civiques, et l’aide à l’insertion professionnelle des jeunes. L’annonce de Jacques Chirac en pleine crise des banlieues de la création d’un service civil volontaire associant accompagnement et formation –en regroupant différents dispositifs préexistants comme Défense deuxième chance, les Cadets de la République, ou le contrat d’accompagnement dans l’emploi- illustre précisément ce qu’il faut éviter de faire. Le service civil doit rester un engagement au service des autres, non une étape de la formation professionnelle. D’ailleurs, ce qui plus facile à dire qu’à faire, comme en attestent les débats du Conseil national de la vie associative, le service civil doit être nettement distingué de l’emploi.

Par ailleurs, si l’on veut que le service civil soit obligatoire, il s’agit d’organiser une offre intéressante et accessible pour chacun des 800 000 jeunes composant une classe d’âge. Les propositions s’orientent ainsi moins vers un brassage social « physique » (mettre ensemble des jeunes dans un même lieu pendant un certain temps ce qui, hors des casernes, paraît impossibles) que vers l’encouragement à la rencontre aux travers de projets sociaux que les jeunes pourraient réaliser par eux-mêmes, dans des associations, ou au sein d’administrations. Mais alors se posent de nouvelles questions auxquelles les projets de service civil obligatoire ne répondent pas. Comment garantir l’adéquation de l’offre et la demande et prendre en compte les ressources différentes des jeunes ? Comment organiser le recensement et le suivi des jeunes par les autorités ?  
A partir des dispositifs existants, une extrapolation permet de discerner les difficultés. Le recensement par les communes ou les préfectures est possible, mais évidemment coûteux. Administrations comme associations ne sont pas prêtes à accueillir 800 000 jeunes pour 6 mois voire un an. Donc l’organisation de cet accompagnement devra être pris en charge. Enfin, dépasser les inégalités sociales et favoriser l’accès à l’autonomie rend pertinent le versement au jeune d’une indemnité. Au total, nos estimations du coût de la mesure discutée autour de l’hebdomadaire La vie dépassent les 5 milliard d’euros.

Allier ambition et réalisme.
L’obligation sur une classe d’âge est absolument pertinente. Il est fondamental de faire en sorte que chaque jeune s’engage dans l’acquisition d’une expérience sociale, où il se met au service de la collectivité et découvre d’autres réalités. Cela impose par nature un traitement égalitaire, une garantie à tous de la possibilité d’acquérir cette expérience. Si cela peut être une contrainte pour les jeunes les plus favorisés, c’est surtout une occasion bénéfique pour la majorité, qui faute de moyens, de cadre facilitant, n’aurait sinon que rarement accès à une de telles expériences positives.
Pour toucher tous les jeunes sans se heurter aux difficultés du recensement, le cadre le plus adapté est celui de l’école. Les jeunes doivent pouvoir avoir une expérience sociale avant l’âge de 16 ans qui marque la fin de l’obligation scolaire. Mais l’expérience sociale à 14 ans est très différente de ce qu’elle peut être à 20 ans, il faut donc un dispositif qui permette des engagements à différentes périodes de la vie. L’expérience sociale est un terme générique qui peut rassembler des formes d’engagement très diverses.

Le Parti socialiste peut donc proposer un plan général pour l’engagement civil des jeunes, qui se décline en trois étages.

1er étage : dans l’enseignement secondaire, dans les classes de 3eme ou de 2nde, sera introduite l’obligation d’acquérir une expérience sociale. Dans ou hors du temps scolaire, commençant par une phase de préparation représentant peut-être 2h par semaine, puis un autre de plus grande immersion, durant un temps limité, accompagnée par des associations d’éducation populaire agrées, cette démarche correspond à une initiation sociale réaliste et ambitieuse. Il sera préférable que le projet ne soit pas simplement imposé aux jeunes, mais que la possibilité de choisir (et même construire leur projet) leur soit accordée. Il s’agit à la fois de permettre un engagement, mais également de développer un esprit d’initiative.
 

2e étage : dans l’enseignement supérieur, il faudra développer et rendre obligatoire les projets collectifs, en groupes d’étudiants, sur un sujet relevant de la vie en société. Certains établissements ont déjà mis en place ce type de projets collectifs, mais il s’agira de généraliser l’expérience quel que soit le type d’études poursuivies.

3e étage : il s’agira enfin de permettre à ceux qui le désirent de s’engager sur une période plus longue comme volontaires. Dans ce cadre là, on pourrait par exemple reconnaître à tous les étudiants la possibilité de prendre une année sabbatique, sans que cela ne soit pénalisé dans le cursus scolaire.
Il s’agit d’éviter que ce type de volontariat soit réservé aux jeunes les plus formés, qui sont généralement les plus motivés par l’engagement. Les missions locales doivent avoir un rôle à jouer dans l’orientation des jeunes les plus en difficulté vers des projets qui permettent d’acquérir de la maturité.




ROMAIN :

Je viens de lire ton texte, Adrien, et je dois dire que même si je ne mets pas en doute sa bonne volonté, il m’effraie assez, sur le fond comme sur la forme !

Curieux titre, déjà, que ce « creuset républicain », qui fleure bon la 3ème république, et ne peut que donner des sueurs froides à qui se souvient de l’hypocrite bouquin du maréchal Lyautey sur le rôle civique de l’armée, sorti juste avant 14-18.
Curieuses formulations que, je cite, «l’obligation d’acquérir une expérience sociale » (sûrement que sans le SCO, les jeunes sont des êtres étranges et acosmiques, vivant dans une bulle hermétique sans portes ni fenêtres ???), ou, pire encore, « dans l’enseignement supérieur, il faudra développer et rendre obligatoire les projets collectifs (…) sur un sujet relevant de la vie en société » (c’est bien connu, les études n’ont rien à voir avec la société) …

Pour aller droit au but : je trouve, sincèrement, que ce texte, tel qu’il est formulé, respire la peur des jeunes, la coupure avec la réalité concrète, le moralisme douteux, et, malheureusement, les préjugés de classe. Je ne crois pas un instant que ces vices soient ceux des rédacteurs, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est bien connu…

La peur des jeunes : tu dis en introduction qu’il faut combler le fossé entre les jeunes et la société. De qui parles-tu ? Pas des jeunes comme toi ou moi, j’imagine. Des jeunes issus des classes moyennes ? par définition, ils SONT la société. Alors peut-être des jeunes de banlieue, les jeunes « les plus en difficulté » qui « doivent acquérir de la maturité » comme il est dit pudiquement à la fin du texte ? Mais le problème est-il leur jeunesse, ou leur origine sociale ? Passés trente ans, deviennent-ils soudainement et magiquement sages et bien élevés, comme Joey Starr que l’on invite désormais dans les shows people ? Bref : en quoi le problème actuel, en France, est-il celui de la jeunesse, et pas, au contraire, celui de la pauvreté, de la précarisation généralisée ?

Le texte cite une enquête dans laquelle les jeunes disent être prêts à faire de l’associatif, mais pas du politique – c’est précisément le mal de notre société, contre lequel nous devons lutter en tant que militants PS ! Cette préférence en dit long sur notre monde : en allant rendre visite aux prisonniers, en allant construire un puits dans le Sahel, je satisfais ma mauvaise conscience (petit-)bourgeoise … et bien souvent je m’arrête là, j’ai fait ma B.A., basta. En revanche, s’engager dans un parti politique, se demander comment peser réellement dans les rapports de classe, de production, dans les rapports sociaux et culturels réels (ceux de l’école, de l’entreprise, de l’université, que sais-je), très peu pour moi ma bonne dame !
Faire l’apologie de l’associatif, élever en modèle l’engagement bénévole, dans des associations, par exemple, d’aide aux SDF, c’est, je crois, favoriser dangereusement le traitement social du désengagement de l’Etat. L’Etat ne fait rien pour les SDF, alors les citoyens, acculés à cela par une curieuse morale du renoncement christique (ah, la belle gratuité, l’« engagement au service des autres » - n’est-ce pas en fait le summum du privilège bourgeois, que de donner son temps gratuitement ?), doivent donner de leur temps pour palier ce renoncement des services publics ! Et dans le même temps bien sûr on baissera les impôts … Et comme le disait Blaise vendredi dernier, le SCO est un hold-up organisé par l’Etat, en toute bonne conscience, sur le temps de formation des jeunes, et sur leur force de travail.

Comment croire que, s’il y a vraiment des jeunes en rupture de banc avec la République (je le crois aussi), c’est en les forçant à aller se mortifier dans de l’humanitaire à la petite semaine que l’on va les ramener dans le droit chemin ? Je trouve très, très douteuse la phrase : « Si cela peut être une contrainte pour les jeunes les plus favorisés, c’est surtout une occasion bénéfique pour la majorité, qui faute de moyens, n’aurait sinon que rarement accès à de telles expériences positives ». Un peu plus haut il est écrit : « le service civil doit rester un engagement au service des autres, non une étape de la formation professionnelle ». Résumons ce qui semble être le fond de la pensée du texte sur ce point : pour réinsérer les jeunes défavorisés, les « sauvageons », il ne faut pas leur assurer une vraie insertion professionnelle, mais les amener dans des stages de blanchiment moral. On va leur inculquer les « savoir-être » qu’ils n’ont pas. Comment croire que l’on fait naître ainsi, artificiellement, l’attachement à la nation ? Il se trouve que mon père dirige actuellement une boîte d’insertion professionnelle, et je peux te dire que ses employés (des jeunes à classer, selon la typologie du texte, parmi « ceux qui ne sentent pas que la société a besoin d’eux ») s’insèrent d’abord en rentrant chez eux le soir avec le sentiment d’avoir accompli un vrai travail utile, en rapport avec leurs compétences, et d’avoir gagné un salaire honnêtement, bref, en ayant le sentiment d’être comme tout le monde, d’avoir une vraie place dans la société réelle, dans le monde du travail. Pas en ayant gagné des galons de bonne conduite bobo …

Hegel, qui voyait loin, avait donné un nom aux gens qui se complaisent dans les initiatives semblables à celles que tu proposes pour le SCO : les belles âmes. Ce sont ces gens qui, lors d’un accident de la route, vont porter secours aux blessés sans savoir quoi faire, et aggravent les dégâts. Certes il aurait mieux fallu appeler les secours et attendre sans rien faire – mais malheureusement, la belle âme, croulant sous le poids de la mauvaise conscience, veut agir tout de suite, agir, agir, comme le « volontariat » tant cité dans le texte… Le summum de l’action morale, pour Hegel, revient à bien faire ce que l’on sait faire. Le fonctionnaire obscur du ministère des affaires sociales qui fait son travail consciencieusement, vite et bien est cent fois plus utile, pour la société, que l’altermondialiste, ou autre (je caricature à dessein !) qui va aider six mois les gitans dans un campement sur un terrain vague avant d’en partir et de ne plus y mettre les pieds. Je pourrai multiplier les exemples, mais je crois que je suis assez clair comme ça. Vaut-il mieux permette aux jeunes de faire des études efficaces, ou leur faire perdre (oui, perdre) des mois et des mois dans des actions sans suite de charité chrétienne (car c’est bien de cela qu’il s’agit) en les accablant du poids d’une louche stigmatisation gérontocentrique (le jeune, ce bon à rien inconscient qui passe ses journées sur sa Playstation 2 avec un joint, quand il ne tague par les murs du métro)? Comment croire, par ailleurs, que l’on pourra efficacement s’engager quelques mois seulement dans l’aide aux personnes âgées, dans le secours aux handicapés, etc., alors que les professionnels dans ces secteurs font plusieurs années d’études pour être efficaces ? Je pense que les tenants du SCO sous-estiment véritablement ce problème – d’ailleurs je ne crois pas que tu donnes d’exemple concret d’endroit où les jeunes du SCO pourraient servir.

Reste l’argument du brassage social. Au risque de me répéter : on découvre d’abord autrui dans son environnement réel, pas dans un contexte dé-réalisé, dé-problématisé, vidé de toute concrétude, de toute enjeu politico-social personnel, tel que celui d’un service civil dans une association. Bien sûr, dans les rangs des jeunes du SCO régnera peut-être une concorde bon-enfant de jours de fête, comme l’union sacrée black-blanc-beur-bourges-français moyens-prolos qui suivit la victoire de l’équipe de France au Mondial 98. Mais il faut être bien naïf pour croire que des liens de ce type continuent quand on prend son RER, le soir, pour rentrer à Stains ou Sarcelles d’une part, Versailles ou Le Raincy d’autre part …En guise de connaissance d’autrui, on glane au mieux des idées vagues, sans même forcément se débarrasser des clichés.

Pour finir et être bien clair sur ce sujet : je ne suis pas contre, et je suis même pour, l’idée d’un engagement pour la nation, mais alors dans le seul cadre qui ait un sens à ce niveau, celui du service MILITAIRE, et un VRAI service militaire. Il y a un très beau texte de Platon (je crois que c’est dans son dialogue le Lysis) où il explique que les citoyens sont comme les hoplites dans la phalange grecque ; c’est leur résistance unie à l’ennemi (la défense citoyenne de l’Etat, si tu préfères) qui fonde le ciment de la Cité. Dans une démocratie, ce sont les citoyens qui assurent la défense, pas des mercenaires ni des professionnels (en tous cas, pas seulement). Alors oui à 6 mois de formation militaire (au sens large) intensive, à l’échelle européenne – c’est court, mais on peut déjà apprendre à utiliser un flingue sans se tirer dessus, à porter des premiers secours, à réagir en cas d’attentat ou de catastrophe naturelle, passer gratuitement le permis de conduire (OK avec toi là-dessus), apprendre des bases en close-combat ou self-défense (car après tout, cela devrait faire partir du socle de connaissances communes, au même titre que l’informatique ou le fonctionnement de la justice), etc. En outre on jettera ainsi les bases d’une vraie armée européenne.

Je suis vraiment navré pour la longueur et pour le ton parfois un peu dur et/ou provocateur de mes remarques (qui n’ont évidemment rien de personnel !!!), mais je crois que c’est un débat très intéressant, et puisqu’on est entre nous (entre socialos), profitons-en pour avoir la franchise que mérite une telle question !

Romain (ENS)





DIEGO :

Recréer un creuset républicain : une expérience sociale obligatoire.

« Face au constat du sentiment d’abandon que ressent une partie de la jeunesse, il apparaît clairement que la première ambition d’une politique de jeunesse doit être de réconcilier les jeunes avec notre société, et notre société avec les jeunes. Les jeunes doivent sentir que la société a besoin d’eux, et qu’elle compte sur eux, tout en les encourageant à développer leur imagination, leur créativité. »

Je suis d’accord mais je vois pas en quoi le service  civil répond à la question.....

« La suppression du service national (militaire) a en effet laissé un vide : c’était une période durant laquelle tous les garçons d’une génération consacraient ensemble du temps à la nation. » Ce constat est totalement faux, le service militaire n’a pas laissé de vide, son existence ne servait qu’à perpétuer et exacerbé le fossé social entre jeunes et vieux, riches et pauvres, diplômés et non diplômés, ect…

« Nonobstant toutes les « planques » que ne pouvaient trouver que les jeunes favorisés il était l’occasion pour les jeunes d’acquérir des savoirs pratiques et théoriques (le permis de conduire par exemple).  Par ailleurs le service national permettait à certains jeunes (en particulier les objecteurs de conscience) de participer à des actions au service de la société. »

Sur les objecteurs de conscience d’accord mais alors le service militaire n’apprenait rien du tout car tout dépendait du diplôme. Ainsi un diplômé de l’ENA se retrouvait dans l’administration de l’armé, un prof était nommé directement sous-officier, un ouvrier sans diplôme était envoyé en 1ère classe grenadier voltigeur à faire des manœuvres dans un char et pour peu qu’ils soient antimilitaristes, c’étaient les commandos…

Donc mauvais argument que celui de l’ancienne utilité du service militaire pour l’intégration républicaine.

Sur le service civil, je suis d’accord c’est vraiment utile qu’au niveau européen (il faut éviter de revenir sur cette idée de cohésion nationale républicaine) et cela ne doit pas être obligatoire mais volontaire. Justement parce que « Contrairement à bien des idées reçues, les jeunes sont prêts à s’engager pour de nombreuses causes mais le cadre de l’action est essentiel, comme le montre régulièrement le baromètre du CIDEM (Civisme et Démocratie). », il y a aucune raison de forcer les gens.

Je ne suis pas sûr que l’engagement obligatoire motive plus les jeunes, il faudrait plutôt prévenir et informer dans les écoles sur la diversité culturelle, la tolérance, l’égalité sociale etc…, multiplier les procédures d’échange entre écoles de banlieues et de centre ville, supprimer les classes d’excellence dans les collèges (on sait tous que ça existe malheureusement), développer un véritable enseignement d’éducation civique et sociale et en ce qui concerne la société proposer des journées de rencontre avec les associations, les partenaires sociaux, les ONG qui peuvent être le moment de choisir l’engagement volontaire. Et pour tous les citoyens (jeunes ou pas) qui le veulent alors faire un service civil qui pourrait être valorisé dans un cursus personnel.

De toute façon, on sait bien que les trucs imposés du haut et généralisés pour tous les individus ne permettent jamais l’égalité car il y a manque d’argent et trop de moyens d’y échapper. Il faut plutôt promouvoir des parcours d’engagments individuels pour ceux qui le souhaitent et de fait ne pas hésiter à mettre des moyens dans l’information, dans le choix des partenariats, dans les actions à mener… Le service civil sent trop l'égalitarisme jacobin que précisément la société ne veut plus, à quoi cela sert que les citoyens s'impliquent si dans leur quotidien les choses ne s'améliorent pas car on laisse les égalités se perpétuer et qu'on ne critique pas le système mais qu'on se contente de faire avec???

La dernière partie du texte est pas mal en revanche...




SEBASTIEN L :

Pour revenir sur ton discours sur les bonnes âmes, je voudrais apporter ma vision propre de militant associatif (au génépi). Certes, en l'état actuel des chose ceux qui font de l'associatif sont souvent des «bonnes âmes» qui veulent se rendrent un peu utilies, appelle ça un rachat de conscience si ca te plaît. Mais c'est la raison pour laquelle on commence à en faire pas la raison pour laquelle on continue. Peut-être croiras-tu que c'est des mots creux faute de l'avoir jamais fait, mais j'ai personellement trouvé ça très enrichissant, que ce soit en terme d'élargissement de mes horizons (sociaux-culturels) ou pour sortir un peu de ses maths quotidiennes, s'aérer l'esprit et prendre un peu de recul sur ce qu'on fait ailleurs.
  Je partage certes tes craintes quand à la motivation de personnes obligées de le faire, mais je suis persuadé que chacun peut trouver un truc qui lui plait, vu la diversité des besoins des assocs/collectivités. Je pense qu'ils seraient interressant que des gens qui n'auraient pas fait d'eux même puissent s'engager ainsi, car avant de le faire on se rend souvent pas compte de ce que ca peut apporter.

  Ensuite s'arreter dans ses études pendant un moment (ou avant un travail), ca me semble vrament interréssant pour prendre un peu de recul, et avoir une société qui se préocupe pas seulement du métro, du boulot, du dodo.
  Enfin, ça peut en plus présenter des aventages en terme de mixité sociale, je t'assure que travailler avec des gens que tu n'aurais pas forcément rencontré ca peut t'ouvrir l'esprit. Et quand tu es à Bac+5, tu as
difficilement d'autres occasions de travailler d'égal à égal avec des gens qui ont un CAP. Alors certes il aurait fallu agir plus tôt, la mixité sociale à l'école ca serait mieux (et là dessus le projet du PS a une
proposition vraiment interessante sur le privé), mais est-ce une raison pour rejeter cette proposition?






BLAISE :

encore une fois rien contre la vie associative volontaire, pour les bacs +5 ... mais les Bac -2 à 20 ans qui rament pour trouver du boulot, ou les Bacs +1, 2 ou 3 qui bossent à côté de leurs études (40% des étudiants en France) pour pouvoir se payer leur petit loyer ? ceux là sont dans le vrai de la société, cotôient des CAP... ? l'obligation est une absurdité qui contribuera encore plus aux inégalités, favorisera ceux que le capital social et culturel de leurs parents aidera à tirer pleinement profit du stage de solidarité, et plombera encore plus les autres. Sans compter qu'il permettra de recruter en masse à peu de frais des travailleurs sociaux corvéables et sous qualifiés , ce qui incitera encore moins à recruter des vrais travailleurs sociaux payés, protégés, qualifiés... Mais cela contribuera aussi à masquer le chômage galopant des jeunes, et à éviter les risques de débordement dans la rue... Sécurité, sécurité





SEBASTIEN L :

Juste une question bête : tu en as discuté avec ces "deshérités" avant de monter sur tes grands chevaux en leur nom ?
Ceci dit, je disais juste (certes à travers l'exemple de Bourges) qu'il peut être interressant de souffler un moment et de prendre un peu de recul, ainsi que d'elargir un peu ses horizons socioculturels, et qu'il n'y a pour ca rien de tel que l'associatif/social/humanitaire/... Mais je disais surtout qu'il était dommage qu'il y ait que des bourges qui le fassent !!
J'admet certes ne pas avoir les éléments pour parler en leur nom, mais je crois vraiment que ce "vrai de la société" en a tout autant besoin, le cloisonnement social ne touchant certainement pas que les Bourges !
Et si on a un large choix de domaines d'actions je ne doute pas que chacun trouvera un truc qui l'interresse...
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bastienmerot
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le 28/06/2006 à 03:33:21
Acces au message AMENDEMENT ENERGIE EDF
THOMAS V :

Bon, je m'y prends un peu tard, et j'ai déjà envoyé une analyse sur le sujet des prix de l'énergie, mais je propose quand même mon amendement, et comme il n'est pas encore minuit, ça devrait aller.

Proposition d'amendement :
le paragraphe "Nous réintroduirons le contrôle public à 100 % d’EDF et mettrons en place un pôle
public de l’énergie entre EDF et GDF –dont nous refusons la privatisation-. Nous
demanderons un nouveau débat européen avant toute mise en concurrence de l’électricité pour
les particuliers ; nous réclamerons une évaluation préalable des hausses importantes pratiquées
par la mise en concurrence pour les entreprises" est supprimé et remplacé par : "au niveau européen, nous nous engageons à obtenir que soit menée une évaluation détaillée sur la politique énergétique de l'Union européenne : est-il souhaitable que se perpétue le régime hybride dans lequel nous nous trouvons, dans lequel les Etats demeurent responsables de la formulation et de la mise en oeuvre de leur politique énergétique mais trouvent leur liberté d'action en cette matière considérablement amoindrie par la compétence communautaire (celle-ci interdisant entre autre toute forme de contrôle sur les prix, et par conséquent toute volonté d'influer sur le partage de la rente énergétique entre opérateurs et usagers du service public)".

Certes, c'est moins sexy et ça gagne pas une campagne. C'est pour ça que si qqun vuet transfromer ma proposition en une suppression pure et simple du paragraphe incriminé, je n'ai rien contre.

Justification : la renationalisation d'EDF est une promesse démagogique et coûteuse, et si le pays a tant d'argent qu'il puisse se le permettre, je crois qu'il vaudrait mieux l'affecter aux universités par exmeple... et puis que l'inspiré rédacteur du projet nous explique également comment il compte qu'EDF finance le nouveau train de centrales nucléaires qu'il faudra construire à partir de 2015 pour remplacer le parc actuel (investissements colossaux en perspective).
Bref, le plus important, dans une optique socialiste, est de se demander comment les prix seront fixés (d'où la problématique des tarifs régulés), si l'ouverture des marchés préserve la possibilité de prix plus bas pour les plus modestes (tarifs sociaux, mais pas seulement), et implique une réflexion plus globale sur l'énergie et l'après-pétrole (est-il souhaitable que le prix de l'énergie soit bas, ou élevé afin de générer des incictations à la baisse de la concommation).
Faire croire aux électeurs que la renationalisation d'EDF peut apporter une solution à ces questions est, selon moi, pire qu'inconséquent, c'est mensonger, et c'est donc préparer des lendemains qui déchantent (je vous rapelle que le prix de l'essence, donc de l'énergie, est une des préoccupation n°1 des Français... et à ce titre mérite autant d'attention, voire plus, que la forme politique de l'Union européenne).

Vpolà, en espérant vous avoir convaincu

Sinon, j'avais également envoyé des commentaires ru la partie IV-1 sur l'Europe, mais il me semble que celle-ci est tellement déconnectée qu'il ne sert à rien de l'amender, c'est plus le ton général du texte qui me semble problématique, et là je suis assez dans la ligne d'Adrien sur un vote contre le projet en général.





ADRIEN :

Ok, ton amendement sera proposé au vote jeudi.
C'est un amendement intéressant, sur un sujet qui mérite toute notre attention, et qui nécessiterait de longs débats.

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bastienmerot
administrateur
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le 28/06/2006 à 03:34:23
Acces au message AMENDEMENT ENS SUR LE SECONDAIRE
ROMAIN :

Propositions d’amendements de la section Jaurès – ENS
sur l’enseignement secondaire

*
Pour lutter contre la ségrégation sociale durant les études
*

Dans la partie II L'égalité réelle - I -A « Favoriser la réussite »

La ségrégation sociale, qu'elle soit spatiale ou scolaire, est un des maux qui rongent notre société. Elle se joue tout particulièrement dans l'espace scolaire, où les enfants et les adolescents se forment, se construisent, et se créent une image de la société qui sera déterminante pour la suite de leur vie.

Nous pensons que le Parti Socialiste doit plus clairement prendre position sur ce sujet, en insérant dans son projet des mesures claires pour lutter contre la ségrégation sociale, qui progresse dangereusement. Les lycées qui accueillent beaucoup d'élèves en difficulté, et tout particulièrement ceux des ZEP, voient partir les élèves issus de familles favorisées vers d'autres établissements, par le biais de diverses techniques d'évitement de la carte scolaire. Ces lycées deviennent alors des ghettos en puissance, à qui on demande de prendre en charge une multitude de problèmes sociaux, familiaux, financiers, sans toujours leur en donner les moyens. Nous sommes très satisfaits, de ce fait, de l'engagement d'augmenter les financements des ZEP qui figure dans le projet; mais nous pensons qu'il faut aller plus loin pour essayer de rétablir l'égalité réelle entre toutes les zones, entre tous les français:

Nous demandons donc, tout d'abord, l'ajout de ce paragraphe sur la question de la carte scolaire, pour lutter contre les processus de ghettoïsation :

Nous supprimerons les dérogations abusives à la carte scolaire, et renforcerons le contrôle de l’évitement de la carte scolaire au niveau du rectorat. Nous harmoniserons les options dans le secondaire, afin qu’elles ne puissent pas servir de point d’appui à des stratégies d’évitement.

Mais lesdits processus de ghettoïsation reposent aussi sur des problèmes socio-économiques de fond; beaucoup d'enfants, en particulier dans les ZEP, n'ont pas accès à un encadrement scolaire et culturel suffisant en dehors de l'école, ce qui les handicape lourdement pour réussir leurs études. L'Etat doit les soutenir et leur offrir l'environnement nécessaire à des études sereines - ce qui passe aussi par des conditions matérielles favorables, telles qu'avoir un espace calme pour travailler.

D'où un autre paragraphe à ajouter :

Nous favoriserons le développement de véritables « cités scolaires » autour des collèges et des lycées, regroupant dans un même lieu des services périscolaires tels qu’un internat, des équipements sportifs et informatiques, une bibliothèque, et permettant d’accueillir des cours de soutien ou un encadrement scolaire (aide aux devoirs) en dehors des heures de cours.

Les cours particuliers, justement, sont actuellement aux mains d'entreprises privées sans véritable contrôle pédagogique. Ils ne profitent qu'aux plus riches, et le dispositif d'allègement fiscal qui les accompagne est de ce point de vue tout à fait anormal. On argue souvent du fait que cette allègement évite qu'une trop grande proportion de ces cours soient faits "au noir", mais il est clair que l'argent qu'il permet d'économiser ne profite même pas aux familles, qui paient toujours autant, mais aux entreprises de cours, qui sont de facto financées indirectement par l'Etat.

Par conséquent :

Nous suspendrons le dispositif fiscal qui permet aux familles faisant appel à des entreprises de cours particuliers privées de déduire 50% des frais engagés de leurs impôts. Nous utiliserons ces fonds pour financer des services de soutien et d'aide au devoir publics dans les "cités scolaires".

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bastienmerot
administrateur
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le 28/06/2006 à 03:36:31
Acces au message AMENDEMENT COUP DE GUEULE
SEBASTIEN L :

D'abbord, désolé je m'étais anté d'addresse de forum et j'ai d'abbord posté dans un autre forum du PS de science-po (c'est confusant qu'il y en ait deux dont un seul référencé)...

Ensuite, donc voici un bon viel amandement coup de gueule, dites moi ce que vous en pensez...

J'en aurais bien ajouté un autre aussi qui dise clairement en intro et conclusion qu'on s'inscrit dans le cadre d'une économie de marché pour la richesse qu'il produit mais qu'on veut mieux redistribuer cette richesse et qu'on est conscient que ca coutera cher mais que c'est l'essence d'une politiques de gauche, qu'on est prêt à assumer ce choix qui coutera à certaines population, mais j'ai pas le temps de le rédiger en fait...

---------------- Suggession d'amendement, encore à rédiger mieux...

  A la lecture du projet préliminaire, soumis au vote des militants,
il apparait que celui-ci se compose essentiellement de mesures à
prendre; insistant sur les moyens plus que sur le fins, il me semble
que c'est plus un programme qu'un projet.
   Dès lors, que nous propose ce programme ? Le PS se prononce t'il pour
une réglarisation massive des sans papiers ? Va t'il assurer des
retraites plus généreuses et comment ? Hélàs ces choix de sont pas
faits dans ce projet/programme , qui (hormis pour l'abrogation des
mesures du précédent gouvernement), se réfugie derrière une volonté de
"négociation" pour reporter les choix à plus tard.
  Nous aurions préféré un véritable programme, avec des choix clairs
qui répondent aux interogations des Français. Peut-être est-il trop
tôt pour cela, auquel cas nous ne pouvons proposer qu'un
projet, qui s'assume comme tel: sans l'ambition d'un programme qui
donnerait des mesure à prendre, il expliciterait simplement les
problèmes à résoudre et les objectifs que l'on se fixe.


  Afin de transformer ainsi ce projet préliminaire en un projet
lisible, explicitant les objectifs du PS et la société qu'il entend
promouvoir, nous proposons essentiellement deux modifications
profondes du texte : Modification de la stucture tout d'abord, afin de
regrouper les idées allant de paire (mettre l'immigration dans la même
partie de que l'égalité et que la solidarité, replacer les
propositions de la partie IV dans d'autres parties...); Modification
des formulations ensuite pour ne plus valoriser les mesures proposées
mais les objectifs sous-jascents.

  Il s'agirait donc de remanier le texte comme suit:

*Introduction : sa modification fera l'objet d'un autre amendement (ou
pas)

*Partie I : Pour un développement économique plus juste
 même introduction que l'actuelle partie I
  I) Relancer la croissance par l'investissement et le pouvoir d'achat
            (comporterait les parties A, B, et C de la partie
    du même nom dans le projet préliminaire)
  II)Refuser les injustices favorisées par une économie de marché.
      introduction : Nous reconnaissons les aventages du marché lorsqu'il
 s'agit de produire de la richesse, mais celui-ci creuse aussi les
 inégalités, et ignore de même les considérations
 environnementales. Nous comptons donc agir avec force dans ces
 domaines pour un développement à la fois juste et durable.

   Contenu : *justice sociale : emploi, refus de la précarité,
     redistribution, services publics, économie sociale et
     solidaire, Maitrise de la mondialisation
    *environnement : reprise du "III Un modèle de croissance
     durable"

*Partie II : Notre société de demain
  (Cette partie serait le projet de société défendu par le PS, c'est à
  dire une description de la société qu'il entend promouvoir)

   Contenu : reprendrait la Partie II (Égalité Réelle) ainsi que
   "L'égalité active", "L'immigration partagée" et
   "La culture émancipatrice".

   Reformulation : Particulièrement dans cette partie, le texte ne
   doit plus être un exposé de propositions, mais la decription de la
   société que nous voulons construire. Par exemple la partie
   "Favoriser la réussite" pourrait devenir :
«    * Égalité des chances:
     Nous souhaitons que l'école donne à chacun les mêmes chances de
   réussite; le mileu socio-professionnel des parents ne doit plus
   être déterminant dans les choix d'orientation des enfants et dans
   leur suivi pédagogique. Le soutien scolaire, le suivi pédagogique
   comme médical et culturel, mais aussi l'information sur les
   filières et leurs débouchés doivent donc être rendus accessibles à
   tous. De plus, chacun doit avoir des possiblités d'accéder à
   l'enseignement supérieur, y compris aux voies les plus élitistes.

     * Mixité sociale
     Il est nécessaire que tous aient les mêmes chances. Mais il est
   tout aussi nécessaire que cette réussite ne soit pas cloisonnée.
   Tout établissement scolaire se doit donc d'avoir des élèves
   d'origines diverses, pour permettre d'élargir les horizons
   culturels de chacun.
»
   Cette reformulation renonce à exprimer des mesures précises, mais
   définit clairement les objectifs à poursuivre, pour une plus grande
   lisibilité du projet. Elle devrait être menée de même pour toute
   cette Patie II (Notre société de Demain)


*Partie III : Un nouveau mode de gouvernence
   Contenu : cette partie focaliserait sur les changements dans la
   prise de décision politique:
   partie III jusqu'à la justice rénovée, et partie IV jusqu'à la
   maitrise de la mondialisation.

*Conclusion : inchangée






NEEL :

hum! a ce niveau la ce n'est plus un amendement il me semble...meme si le projet est beau!

je pense qu'il est préférable de dénoncer la structure du texte et les raisons qui en limitent la portée (raison pour laquelle je voterai contre le projet) puis de proposer des amendements plus concrets sur quelques points.

tant qu'a faire, en intro, a ce moment, je rappellerais que la devise de la france c'est liberté, égalité, FRATERNITE et que c'est peut etre sur la fraternité (qui a vocation à recouvrir a mon avis des notions comme le lien social, la cohésion, l'adhésion à l'égalité réelle etc), sur la fraternité, donc qu'il faut insister.

ollé!
la section, avec ses 2 mois d'existence ou a peu pres, va refaire le projet  




SEBASTIEN L :

Ca refait pas tout non plus : ca réorganise et ca en fait un projet au lieu d'un truc batard entre projet et programme....
J'ai fait particulièrement atention a garder les mêmes idées que le projet qu'ils nous ont fait, à trois fois rien près...





DIEGO :

ça me paraît bien d'indiquer que le Parti Socialiste reconnaisse les avantages de l'économie marché tout en poursuivant sa lutte pour la justice sociale




SEBASTIEN L :

Sur l'économie de marché je peux proposer ceci :

 Amendement changeant la fin de l'introduction: Les choix qui se
 posent vraiment sont ceux de l'atitude à avoir face au marché:
  Le marché est créateur de richesse, mais ses travers sont collossaux
 principalement en termes d'environement et d'inégalités. Le choix
 qu'il nous est nécessaire d'affirmer avec force est de s'inscrire dans le
 cadre du marché, mais d'y agouter une action de l'état pour contrer
 ses travers : Le socialisme ce n'est pas de refuser le marché, mais
 d'agir pour mieux redistribuer la richesse qu'il produit.

 La modification porte donc sur la fin de la conclusion, intilée "Le
 Choix".
 Il faudrait donc remplacer le premier paragraphe ("Aujourd'hui,
 deux voies [...] développement solidaire»."), ainsi que la première
 phrase du second (La droite [...] malheurs personnels) pour le
 remplacer par:
   La question de l'organisation économique est plus que jamais au coeur
  des revendications sociales. Nous sommes en effet confrontés à un
  marché qui n'a d'yeux que pour les résultats économiques et ne
  soucie ni d'égalité ni d'environnement. La droite, partageant les
  mêmes préocupations que ce marché propose simplement de
  l'accompagner en renonceant au «modèle social francais».
   (Suivi de "le chemin qu'elle trace...")

  Enfin , «Les socialiste, au contraire, veulent une société unie,
  ouverte...» serait remplacé par «Les socialistes reconnaissent aussi
  que cette économie de marché est productrice de richesse, mais ils
  refusent de la laisser produire injustices et instabilités, et de la
  laisser détruire l'environnement. Nous souhaitons donc re